Périgord 2016

 Balade en Périgord

L’imprimerie des timbres-poste ne peut recevoir plus de 15 personnes, deux groupes distincts sont donc constitués pour la matinée.


Notre guide attend le premier groupe place Francheville à Périgueux, nous aurons le plaisir d’apprécier son érudition.
Il nous fait découvrir du haut de la tour Mataguerre, l’antique cité Vésunna, crée par les Romains au premier siècle avant J.-C.
Il reste de cette cité quelques vestiges d’un amphithéâtre, la porte Normande et la tour de Vesonne.
La « cité » construit sa première cathédrale dédiée à St Etienne ; des quatre coupoles d’origine, il n’en reste que deux,
dont la plus antique du Périgord, date de début XII siècle.
La seconde partie de la ville se construit sur la colline dominant l’Isle.
Durant le haut Moyen Age, une population de marchands reprend l’héritage politique et surtout économique de la cité et se protège par des fortifications comprenant neuf tours ; il n’en subsiste que la tour Mataguerre et quelques morceaux des remparts, inclus dans des bâtiments.
Ce bourg nommé Puy St Front, s’organise autour de l’église St Front qui renfermerait les restes de l’évangélisateur du pays.
Les guerres de religions font rage dans le Périgord entre «  Périgueux la catholique » et «  Bergerac la protestante »,  Périgueux est  dévasté à plusieurs reprises !
Nous poursuivons notre visite dans les rues étroites où nous pouvons admirer les riches demeures des marchands ; cet habitat est un mélange de gothique (chemin de ronde et mâchicoulis) et de maisons renaissance avec loggia et fenêtres géminées.
Nous terminons notre visite par La Cathédrale St Front
.

Cette  église, datée du VIIe, reconstruite au Xe, se compose de deux ensembles : les restes d’une basilique, avec un haut clocher surmonté d’un lanternon et d’une flèche conique à écailles et une église en croix grecque voutée de cinq coupoles, avec une abside moderne et absidioles dissymétriques ; elle a perdu avec les restaurations du XIXe, son cachet d’ancienneté !
 L’autre groupe visite donc l’Imprimerie des timbres-poste située à Boulazac.
Traditionnellement, le coût de l’acheminement des missives était acquitté par le destinataire mais cette gestion s’avérait complexe.
Le timbre-poste payé par l’expéditeur est adopté en 1849.
Cette solution a le double avantage d’anticiper les recettes et de simplifier le travail donc de réduire (eh oui déjà) le nombre d’employés.
De nos jours La Poste met en circulation 3,5 milliards de timbres-poste.
Philaposte est chargé pour La Poste de la création, l’impression et la diffusion des timbres.
La commission des programmes philatéliques choisit les sujets de ses prochains timbres parmi les demandes adressées au Ministre Délégué à l’Industrie. Les demandes d’émission de timbres proviennent des parlementaires, des élus locaux, des représentants d’organismes publics ou privés, des philatélistes et des particuliers.
La Poste émet environ 60 nouveaux timbres par an.
Plus de 3500 timbres ont été émis depuis 1849.
Le timbre est le reflet d’une époque, d’une politique, d’une tendance artistique.
Le patrimoine philatélique français est unique en son genre
.
Quelques chiffres clé pour l’imprimerie des timbres-poste :
effectifs 420 postiers,
dans les ateliers sont implantés 94 machines, équipement le plus important d’Europe,
600 millions de timbres émis,
390000 blocs de timbres personnalisés,
2,5 milliards de Marianne,
40 millions de vignettes de timbre fiscaux,
3,5 millions de fiches d’état civil,
26 millions  de paravent de chèques,
+ d’un million de produits sécurisé ( visas, pages de garde passeport..)
L’imprimerie travaille beaucoup pour l’étranger
Le site de Boulazac est la seule entité de production de la poste.
 Les deux groupes se rejoignent, en route pour St Rabier où nous attend un repas dont nous nous souviendrons !
Gargantua aurait été satisfait et la gentillesse de nos hôtes ajoute encore à notre satisfaction !
 Heureusement, la visite du château de Hautefort nous permet d’éliminer un peu !

Bâti sur les vestiges d’une forteresse  des Vicomtes de Limoges datant du IVe siècle, après plusieurs siècles de querelles entre les familles de Lastours, de Born, il est tantôt Français, tantôt Anglais  suivant les alliances.
François de Hautefort en devient propriétaire et demande à Nicolas Rambourg de le transformer
.

Ce travail durera jusqu’en 1695. Le dernier Marquis de Hautefort meurt en 1887.
Ce que n’avait pas fait la révolution car la population, très attachée à la famille, avait sauvegardé le château, les ventes, reventes et pillages par les marchands de biens  transforment le château en ruine.

En 1929, le baron et la baronne de Bastard achètent le château et consacrent leur vie, leur fortune à sa restauration.
Celle-ci, à peine terminée, un incendie, en 1968, détruit tout le travail.
Aidée par la solidarité de tous (état, particuliers, amis), la baronne de Bastard décide de recommencer !
Elle vend ses collections d’œuvres d’art, ses tableaux pour financer les travaux.
Elle décède en 1999 après avoir acté une fondation dont ses neveux sont les responsables.
Nous garderons un excellent souvenir de cette visite, de la vue imprenable sur la vallée, des jardins à la française de toute beauté.

Nous rentrons à Bordeaux avec beaucoup de bons souvenirs (une nouvelle fois!)

Merci à Jackye Griffon et Alain Caminade pour les photos, grâce à qui vous revivez cette balade.