Portugal

Voyage au Portugal                                         mai 2016

Le nord du Portugal qui nous accueille est réputé pour son climat humide, le paysage y est donc verdoyant.
Porto, ville principale de la région, fondée par les romains au 5ème siècle avant JC, n’a jamais été conquise par les musulmans, cela lui valut le nom d’Invicta.
Henri de Bourgogne fait construire la cathédrale au 12ème siècle. Son fils Alfonso Henriques, se fait proclamer premier roi du Portugal en 1140.
La prise de Ceuta, au Maroc,  par le roi Joao 1er marque le début de l’expansion portugaise ; son fils, Henri dit le Navigateur, favorise les expéditions maritimes avec les caravelles.
Au 18ème siècle, le commerce du vin dit de Porto enrichit la ville. L’Angleterre découvre cette mine d’or, passe un traité avec le Portugal. Les anglais achètent des domaines appelés quintas dans la vallée du Douro, qu’ils baptisent de leurs noms anglais ; les plus grandes marques de porto portent toujours ces noms. Le vin est transporté sur le fleuve vers la ville de Porto où il vieillit en fût.
La cathédrale de Porto dédiée à Ste Marie, comme toutes les cathédrales du pays, est la seconde en taille après celle de Braga.
La gare de Porto est une des plus belles au monde. Aménagée de 1824 à 1834 dans le monastère St Benoit, sa salle des pas perdus est entièrement recouverte d’azulejos de grande qualité.  20000 carreaux de faïence bleu et blanc racontent l’histoire du Portugal, bataille des chrétiens contre les arabes, couronnement du roi, le prince Henri le Navigateur, mais aussi des scènes de la vie quotidienne et une bande de couleur traite de l’évolution des moyens de transport.
L’or des colonies, du Brésil en particulier, est présent en grande quantité dans les églises portugaises.
L’église St François dans le centre de Porto, construite au 14ème siècle mais transformée au 18ème, est un parfait exemple de l’art baroque portugais, sculptures sur bois dorées à la feuille d’or. 300 kg de feuilles d’or ont été utilisés pour dorer les innombrables sculptures baroques qui surchargent les autels et murs de l’église.
L’ancien cloître de l’église St François, transformé de 1834 à 1910 par les copropriétaires commerçants du Palais de la Bourse est un magnifique lieu de réception. Son joyau est la grande salle de bal appelée Salon Mauresque, couverte de stuc incrusté de vitraux et mosaïques, où fût signée en 1986 l’adhésion du pays à la Communauté Européenne.
Une mini croisière bien ventée nous fait découvrir une autre facette de la ville, en particulier les deux ponts  construits par Gustave Eiffel sur le Douro.
Nous gagnons la rive gauche de Porto, le quartier de Gaia pour visiter un chai de Porto et déguster le fameux breuvage.

Dans la région nord, le Minho, la cité médiévale de Guimarães est le berceau du Portugal, elle fut capitale du comté, lieu de naissance vers 1110, d’Alfonso Henriques, premier roi du Portugal.
La région a été peuplée par les Celtes puis les Romains pendant 10 siècles puis les Visigoths qui se convertissent au catholicisme. Pendant les croisades, les seigneurs de Bourgogne aident les Ibériques à chasser les arabes, Lisbonne est reconquise en 1147.
La première capitale du Portugal fut Coimbra, puis Lisbonne.
L’architecture du palais des ducs de Bragance, à Guimarães, avec ses toits pointus, rappelle celle des châteaux de Bourgogne.
Cette région est la plus pluvieuse, son climat atlantique favorise l’agriculture, la production du vinho verde, petit vin jaune pétillant. Les parcelles sont petites, le maïs en occupe le centre, les vignes grimpent sur les piquets de grès tout autour. L’abondance de l’eau permet une industrie florissante.

Braga est appelée la Rome portugaise, sa cathédrale est la plus ancienne du pays.
Au 18ème siècle, période de la contre-réforme, construction du sanctuaire du Bom Jésus qui domine la ville ; les pèlerins gravissent  son escalier monumental de 575 marches. Le thème traité est la crucifixion de Jésus ; dans l’autel, une scène théâtrale réunit les statues en poterie de Jésus en croix entouré des deux larrons, Marie , Marthe, Marie Madeleine, St Jean et les soldats romains.
Le centre historique du 14ème siècle de la petite ville de Barcelos est décoré de coqs. La légende nous conte qu’un voyageur accusé à tort de meurtre prédit que le coq rôti qui leur était servi chanterait le lendemain pour prouver son innocence. Le coq chanta et devint symbole de générosité et emblème du Portugal.

La vallée du Douro est classée patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette région entre deux chaines de montagnes connait un climat continental avec hivers rigoureux et été très chauds.
Cette région agricole produit vin, huile d’olive, cerises, nèfles, châtaignes.
Les rangs de vigne, parallèles au fleuve, s’étagent en  terrasses, nous offrant un magnifique panorama.
Des peintures rupestres, découvertes lors de travaux en vue de construction d’un grand barrage, sont maintenant classées.
Parmi ses spécialités culinaires, on peut citer une originale andouillette à la viande de volailles qui permettait aux juifs convertis de force pendant l’inquisition, restés secrètement fidèles à leur foi, de faire croire qu’ils mangeaient du porc.
Le manoir de Mateus possède un domaine viticole de 30000 hectares classifié depuis le 18ème siècle. Le domaine possède un beau jardin à la française orné d’innombrables buis taillés, un original tunnel de cyprès anciens, un cèdre du Liban de 150 ans.
La ville d ’Almego se signale par un sanctuaire dédié à Notre Dame dos Rémédios, juché lui aussi au sommet d’une colline avec un escalier de plus de 650 marches ; la thématique en est la vie de la Vierge, les fêtes et pèlerinages sont nombreux en septembre.

Le Tage scinde le pays en deux contrées aux climats et géographies très différents. Le sud est une région de vastes plaines au climat sec et chaud.
La superficie du Portugal est de 92000 km2 dont 36% sont couverts de forêts d’eucalyptus, de pins, d’oliviers, de chêne-liège.
Les romains ont importé l’olivier 5 siècles avant notre ère.
Le Portugal est le premier producteur mondial de chêne-liège, avec 60% de la production mondiale. Le chêne-liège a 25 ans lors de la première récolte, puis une récolte tous les 9 ans ; c’est un travail manuel mais la transformation demande beaucoup d’eau qui manque dans le sud, cette opération se fait donc dans la région de Porto. On produit bien sur des bouchons, mais aussi des plaques d’isolant, des sacs, chaussures, robes, parapluies….
Les pins maritimes fixent le sable des côtes, on en récolte la résine comme dans les Landes.
Les eucalyptus, importés d’Australie au 19ème siècle se sont bien adaptés au climat du littoral portugais, car ils aiment les arrosages fréquents. Ils arrivent à maturité vers 10 ans et sont utilisés dans l’industrie de la pâte à papier. Ces arbres sont le poumon vert de la région et aident à lutter contre les incendies.

Un câble électrique tombé en travers de l’autoroute a bien essayé de nous bloquer mais, nous découvrons tout de même de jolies petites villes côtières.
Aveiro, dont le nom signifie « endroit plein d’oiseaux », avec sa lagune longue de 50km où l’eau de mer se mélange à l’eau douce, est aussi appelée « la Venise portugaise » en raison des canaux qui traversent toute la ville. Les gondoles de couleurs vives, aux proues en forme de col de cygne ornés de dessins humoristiques, sillonnent les canaux. Nous admirons de nombreuses façades « art-nouveau »décorées de carreaux de faïence, le long des canaux. Les marais salants produisent de la fleur de sel réputée.
Le musée maritime relate l’activité principale de pêche à la morue au Canada et au Groenland ; la flotte de bateaux a chuté de moitié. Le prix de la morue est maintenant élevé et les portugais ont bien du mal à sauver le « bacalhau » et ses 365 recettes.
Au 19ème siècle la station balnéaire de Costa Nova s’est développée ; dans le quartier dit « des maisons pyjamas »  de jolies petites maisons peintes de bandes verticales de couleurs vives et variées égaient joliment le bord de la lagune.
Coimbra, située à mi-chemin entre Porto et Lisbonne, est l’une des plus anciennes villes universitaires d’Europe. Créée par le roi Dinis 1er à Lisbonne en 1290, déplacée vers Coimbra en 1308, ce fut la seule université du pays durant plusieurs siècles. St Antoine (né à Lisbonne, mort à Padoue) y a étudié. Le roi Joao III nomme les jésuites et dominicains comme professeurs de théologie et de philosophie. Au 18ème  siècle, le marquis de Pombal interdit les cours donnés par les religieux et l’université s’ouvre aux matières scientifiques. Fin 19ème siècle, une femme obtient pour la première fois une licence.
La visite emprunte une galerie qui surplombe la salle des Actes au plafond à caissons sublimement peint.
Début 20ème siècle, création des logements étudiants appelés républiques.
Le costume traditionnel de l’université est une cape noire, qui ne doit pas être lavée, ornée d’un ruban à la couleur de la spécialité.
Le couvent de Santa Clara abrite la tombe de la reine Isabelle de Castille, femme du roi Dinis, fondatrice de l’université, et bienfaitrice des pauvres de la ville.
La célèbre bibliothèque Joanina porte le nom de son fondateur, le roi Joao. Elle comprend 76000 livres rares et anciens répartis dans 3 salles, ornées de trompe-l’œil, ors, marbres et bois exotiques, ébène,  palissandre et teck. Les belles tables utilisées par les étudiants sont recouvertes la nuit de pièces de cuir afin de les protéger des déjections des pipistrelles, habitantes des lieux qui mangent les insectes dangereux pour les livres, dont certains datent du 12ème siècle.
La forêt de Buçaco s’étend sur 100 hectares ; elle appartenait aux moines au 13ème siècle ; au 17ème, le pape la donna aux carmélites avec interdiction de couper les arbres. Elle abrite 700 espèces dont certaines endogènes comme le cèdre de Buçaco auxquelles s’ajoutent camélias, arbousiers, bambous, araucarias, lauriers, fougères arborescentes…
Le pavillon de chasse de la famille royale, de style manuélin, est transformé en hôtel de luxe.

Le sanctuaire de Fatima reçoit 4 millions de visiteurs par an. Il a été édifié sur le lieu des apparitions de la Vierge à 3 enfants bergers, Lucie, François et Jacinthe le 13 mai 1917 puis tous les 13 de chaque mois jusqu’au 13 octobre. Ils étaient dépositaires de trois secrets : la fin de la première guerre mondiale, tous les peuples se convertiraient au Sacré-Cœur de Marie (référence à la chute du mur de Berlin dont un morceau est présenté sur le site), un attentat serait perpétré contre le pape (la balle qui a touché Jean Paul II le 13 mai 1981, est incrustée dans la couronne de pierres précieuses).
Jean Paul II a béatifié deux des enfants morts de tuberculose très jeunes ; Lucie, carmélite à Coimbra, n’est sortie que pour la visite du pape.
De nombreux pèlerins parcourent à genoux le chemin menant à la basilique.
Le lieu, cependant a paru assez artificiel à certains d’entre nous.
Petit arrêt pour voir l’immense monastère de Batalha, commencé au 14ème siècle et qui n’est toujours pas terminé. Il est panthéon royal et abrite aussi la tombe du soldat inconnu.

Le massif calcaire remplace le granit, on va donc voir  une architecture différente.
La station balnéaire de Nazaré est réputée pour sa longue plage de sable fin, ses grandes vagues (plus de 27 m en novembre), recherchées des surfeurs, sont provoquées par une grande faille entre deux plaques tectoniques. Le funiculaire qui fête ses 127  ans nous permet d’admirer la baie et la ville du haut de la falaise abrupte de 110 mètres. Une Vierge en bois d’olivier, originaire de de Nazareth, rapportée par les Croisés et cachée dans une grotte est objet de dévotions des pêcheurs et navigateurs.

Posé au sommet d’une colline, Obidos fut conquise en 1147 par Alfonso Henriques et les Templiers. Au 14ème siècle, le roi Dinis en fit don à la reine Isabelle ; depuis, cette ravissante ville médiévale ceinte de 3 km de remparts, est devenu l’apanage de toutes  les reines du Portugal.
Nous y dégustons la liqueur de griotte dans un petit moule en chocolat.

Dans les environs de Lisbonne, de nombreuses stations balnéaires se sont développées.
Pendant la seconde guerre mondiale, le consul du Portugal à Bordeaux, Aristide de Souza Mendès, a délivré 30 000 visas à des familles fuyant les nazis, contre l’avis de Salazar. Si le consul fut ruiné, désavoué par son président, Lisbonne restait la porte de sortie vers les États Unis et les familles sauvées laissèrent dans la région beaucoup de valeurs qui permirent son essor.
Estoril, aussi connu pour son circuit de formule 1, est le lieu de séjour de nombreuses familles célèbres.
Dans la baie de Cascais, un petit village de pêcheurs existe depuis le 14ème siècle, enrichi de la citadelle au 18ème siècle. La reine Maria, d’origine italienne y introduit la mode des bains de mer au 19ème. La famille du roi d’Italie, Umberto, s’y réfugie pendant la seconde guerre mondiale.

Sintra est un espace naturel protégé avec des espèces endogènes comme le chêne-liège auxquelles ont été ajoutées au 19ème siècle des espèces originaires de Forêt Noire. A cette époque, le prince consort, de la famille de Saxe-Cobourg, importa la philosophie du romantisme et fit construire le château de Pena, haut en couleurs. La famille royale organisait de grandes chasses et recevait de nombreuses personnalités comme Strauss ou Byron.
Cabo da Roca est la pointe extrême du continent européen, situé sur le même parallèle que New York, il domine l’océan à 150 m d’altitude. Le grand poète portugais Camões a écrit « Ici se termine la terre et commence la mer ». Le phare fonctionne toujours.
Un petit détour dans la campagne pour se régaler de la spécialité locale, le cochon de lait grillé.
La quinta de Régaleira, construite par Luigi Manini au cœur d’un parc romantique, est un surprenant mélange exubérant de styles gothique, manuélin et renaissance. Une allée gardée par des figures allégoriques mène vers un puits monumental dont le chemin en spirale descend vers les entrailles de la terre ; il était utilisé lors des cérémonies initiatiques de francs-maçons dont on découvre de nombreux signes, dans l’entrée de la chapelle par exemple.
Le fado est né au 19ème siècle dans les quartiers de marins mal famés de Lisbonne. Son nom vient du latin fatum, fatalité. Dans les années 1930, débute la carrière d ’Amalia Rodriguez qui lui donne ses lettres de noblesse ; remarquée par un producteur alors qu’elle chante en vendant des oranges dans la rue, elle est devenue l’icône de tout un peuple ; décédée en 1999, son corps est transféré au panthéon national, devenant la première femme et la première chanteuse à y entrer.
De nos jours, le fado est plus léger, mais il est toujours joué dans un local sombre, accompagné d’une guitare portugaise et d’une guitare classique. Le fado de Coimbra est chanté par des hommes qui jouent la sérénade avec la guitare portugaise.
Nous assistons à un repas spectacle fado où deux chanteuses et deux chanteurs nous enchantent à tour de rôle de leurs voix profondes et prenantes.

Lisbonne est une des plus anciennes capitales d’Europe. La première dynastie régnante sur le pays s’arrête en 1383, à la mort du roi Ferdinand dont la fille unique Béatrix est mariée au roi de Castille. L’indépendance du pays se trouve menacée, un fils illégitime du roi, Jean, s’oppose à la Castille ; aidé par les anglais, il remporte une victoire décisive et devient le roi Jean 1er, épouse Philippa de Lancaster. Ils sont les parents d’Henri le Navigateur qui utilise l’or des Templiers pour subventionner les découvertes maritimes qui donnent au Portugal son époque d’or.
1419, découverte de Madère et des Canaries, en1427, les Açores, en 1430 le Cap Vert puis la Guinée et l’Angola ; en 1487, Barthélémy Diaz passe pour la première fois le Cap des Tempêtes qui sera rebaptisé Cap de Bonne Espérance ; en 1498 Vasco de Gama trouve le chemin des Indes ; citons encore le Brésil en 1500, le Groenland et Terre Neuve, le Japon en 1519, la Chine et Macao ( portugaise jusqu’en 1999).
La langue portugaise, est de ce fait la 6ème la plus parlée au monde.
Le poivre, la soie, le thé, la canne à sucre, la pomme de terre ont été apportés en Europe par les navigateurs portugais. Ce siècle est important pour la connaissance d’autres races et les découvertes scientifiques comme le fait que la terre soit ronde.
Les caravelles ont quitté Lisbonne du quartier de Belém, où le Monument aux Découvertes, telle une immense proue, avance sur le Tage. Un planisphère situe dans le temps et dans l’espace les principales découvertes.
La Tour de Belém, devenue un symbole de la ville, située au milieu du Tage lors de sa construction au 16ème siècle, est maintenant tout au bord du rivage. De style manuélin, ornée d’éléments décoratifs orientaux, elle est haute de cinq étages.
En 1500, débute l’édification du Monastère des Hiéronymites. De style manuélin, orné de sculptures de fruits exotiques, cordages, instruments de navigation, il rend hommage à Vasco de Gama dont le tombeau fait face à celui du poète Camões. Les tombeaux des 3 derniers rois  y sont aussi abrités.
Après toutes ces nourritures spirituelles, pensons un peu à celles plus terrestres pour déguster les célèbres pastéis de Belém, servis tièdes et appréciés de tous depuis 1837.

La ville a subi un gigantesque tremblement de terre suivi d’un raz de marée le 1 novembre 1755 ; le marquis de Pombal fit reconstruire une ville radicalement différente.
Épargné par le tremblement de terre, le quartier d ’Alfama est un des plus anciens de la ville où est né St Antoine dont on prépare la fête le 12 juin et en l’honneur de qui les rues sont joliment décorées. Ce jour-là, musique, danses, sardines grillées sont à l’honneur.
On ne peut quitter ce pays attachant sans évoquer brièvement son histoire du XXème siècle qui incita nombre de ses habitants à venir en France.
En 1908, après l’assassinat du roi et de son fils ainé, une grave crise politique amène à la chute de la royauté en 1910. Les colonies portugaises sont partagées entre divers pays européens, le pays sombre dans le chaos et un coup d’état militaire en 1926 instaure la dictature. Salazar est ministre des finances puis premier ministre, sa devise pour le pays peut se résumer à « Dieu, patrie et famille ». Il choisit de ne pas entrer dans la seconde guerre mondiale. La police politique pratique la torture et les opposants au régime doivent émigrer (Mario Suarez était professeur d’université à Rennes).
En 1962, la guerre coloniale en Angola, Mozambique et Cap Vert et la misère du peuple, dont 60% sont analphabètes, poussent de nombreux jeunes à partir.
le 25 avril 1974, la radio diffuse une chanson interdite, signe de ralliement. Les habitants de Lisbonne offrent des œillets aux troupes militaires qui les aident. La révolution s’est déroulée sans que le peuple prenne les armes, c’est le début de la démocratie.
En 1976, premier suffrage universel ; 1986, Mario Suarez signe l’entrée du pays dans la CE ; avec le passage à l’euro, les prix ont doublé.
La population du pays est de 10000 millions d’habitants dont 60% sont sur le littoral.
La moyenne d’âge est élevée et le taux de natalité n’est que de 1,3%.
L’investissement en énergies renouvelables est important, les panneaux photovoltaïques sont obligatoires sur les bâtiments neufs ; on peut voir de nombreuses éoliennes, les barrages produisent 80% de l’électricité.
Une importante crise économique vient de secouer le pays, la dette est supérieure aux recettes ; 36% des jeunes sont au chômage.
Nous avons seulement un aperçu du pays mais la gentillesse de ses habitants comme la douceur de ses paysages nous ont permis de l’apprécier.

Avant de retrouver Bordeaux, petite halte pluvieuse à Salamanque.
Nous avons bien regretté que l’orage nous empêche de bien découvrir cette ville dont la riche histoire débute avec les romains au 1er siècle de notre ère. La ville est fortifiée au Moyen-Age.
Elle possède deux cathédrales, l’ancienne du 12ème siècle et la nouvelle gothique.
Magnifique façade sculptée de l’université qui cache une grenouille au milieu de nombreuses figures ; cet animal est devenu le symbole de la ville.
Une ancienne chapelle du 12ème siècle dont le plafond représente le ciel, ses constellations, les signes du zodiaque a été en partie sauvé de la destruction et restauré.
La couleur de la pierre donne une couleur dorée à la ville, pour les maisons anciennes comme récentes.
Salamanque mérite une nouvelle visite.
Le retour vers Bordeaux est déjà au programme, mais tout le monde revient avec de beaux souvenirs.

Merci Françoise, de nous avoir fait découvrir ce pays à l’extrême sud-ouest de notre continent.

Récit Annie Charlier